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Société

L’ISMH s’internationalise

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Le Congrès international de thermalisme médical, hydrologie et climatologie (ISMH) qui s’est tenu au Japon en mai a été l’occasion d’annoncer qu’il serait désormais annuel et conserverait son inclinaison mondiale.

Pour la première fois depuis 1921, le Congrès International de Thermalisme médical, Hydrologie et Climatologie (ISMH) s’est déroulé en dehors des frontières européennes. Pour sa 39e édition, il a, en effet, été accueilli sur le sol japonais, à Kyoto, par la Société Japonaise de Balnéothérapie, Climatologie et Médecine Physique (BCPM). Placé sous le thème « Les réactions du corps humains face aux stimuli naturels », l’événement a réuni des conférenciers, médecins et experts de 24 pays, et a enregistré la participation de 430 visiteurs dont 100 venant des cinq continents. Parmi ces derniers, des Chinois, des Coréens du sud et des Taïwanais avaient fait le déplacement pour la première fois, démontrant ainsi l’intérêt croissant pour la thérapeutique liée au thermalisme.

La tradition japonaise

La présidente du congrès, le Dr. Shigeko Inokuma, est revenue lors de l’inauguration du congrès sur la longue tradition des Onsen du Japon. Elle a ainsi rappelé que le pays abritait 3 000 stations et 30 000 sources naturelles dont l’histoire et la culture étaient profondément ancrées dans le pays. Considérées comme des lieux de sanctuaires mais aussi de thérapies, les stations thermales dont l’histoire prend date en 720 av. J.C., ont d’abord accueilli les Empereurs, avant de se démocratiser à l’ère d’Edo (XVIIe – XIXe siècle), sous l’appellation Tôji. Au XXe siècle, le thermalisme cherche à se structurer et les instituts de recherches s’organisent au sein de six universités nationales mais cette initiative sera de courte durée et ne perdurera que cinquante ans. Aujourd’hui, la BCPM avec plus de 1900 membres, représente la société savante la plus importante dédiée au thermalisme du Japon.

203 sujets présentés

Au cours des trois journées, 203 interventions ont été données par les conférenciers qui se sont succédé aux tribunes. Parmi les sujets présentés, de nombreux organismes spécialisés dans le thermalisme ont rendu compte de leur activité et ont exposé un état des lieux du secteur dans leur pays. Ainsi, la France représentée par l’AFRETH et le CNETh a communiqué sur les résultats de ses études scientifiques ainsi que sur le service médical rendu et sur le service médical économique rendu de la cure thermale. L’Espagne et le Portugal ont également fait un point sur la situation du thermalisme et ont respectivement confirmé sa croissance sur leurs territoires. Côté études, de nombreux abstracts ont été rendu publics, et notamment sur les boues thermales qui a été le sujet le plus étoffé. Les effets de la thalassothérapie ont également fait l’objet de sessions qui ont démontré les apports thérapeutique de la cure marine sur l’arthrose, la fibromyalgie, la spondylarthrite ankylosante, l’arthrite précoce, la polyarthrite rhumatoïde, etc.

L’intérêt du partage d’expériences

Le Dr. Zeki Karagulle, président de l’ISMH, a affirmé la position dominante actuelle de l’Europe en matière de recherche scientifique sur le thermalisme mais il a également attesté de l’intérêt de la rencontre avec les nombreuses cultures du monde construites autour des sources chaudes. Pour appuyer ces propos, il a annoncé l’internationalisation du congrès et son annualisation, souhaitant ainsi renforcer ces rencontres pour encourager une synergie mondiale autour de la recherche thermale. Ainsi, le prochain congrès de l’ISMH sera accueilli, en 2015, par l’Association Brésilienne de l’Industrie de l’Eau Minérale (ABINAM) à Rio de Janeiro.

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