AQUÆ
Société

Pleins feux sur les centres thermaux au 8e GSWS

Avec des chiffres en progression partout dans le monde, le thermalisme et la médecine thermale suscitent l’intérêt des professionnels des secteurs spa et wellness.

À l’occasion de la 8e édition du Global Spa & Wellness Summit (GSWS) qui s’est tenue à Marrakech (Maroc), du 10 au 12 septembre 2014, une commission spécialement dédiée aux sources thermales était, pour la première fois, programmée. Afin de la préparer, Charles Davidson (Peninsula Hot Springs, Australie) et James White (consultant en mission pour le gouvernement néo-zélandais) ont entrepris, en amont de l’événement, un tour du monde pour rencontrer des exploitants de stations thermales et spas thermaux : Chine, Japon, Inde, États-Unis, Canada, Europe centrale, Turquie, Israël, Iran et France. Lors de ce dernier voyage, coordonné par la société Tip Touch – également membre de la commission, les experts anglo-saxons qui cherchaient à mieux comprendre le savoir-faire français, notamment en matière de médecine thermale, ont échangé avec Claude-Eugène Bouvier (CNETh), Jean Denadon (Vichy Célestins), Erwan Madec (Vichy Spa International), Gilles de Frémicourt (Royatonic) et Gérard André (Eurofin Hospitality).

Le thermalisme mondial en chiffres

Durant la manifestation, et dans le cadre de la commission d’étude Hot Springs (sources chaudes, NDLR) du GSWS, Katherine Johnston Senior économiste du SRI International (Stanford Research Institute, États-Unis) a présenté les résultats d’une étude sectorielle évaluant à 50 Md$ (39,3 Md€) les prestations réalisées en 2013 dans 103 pays par 26 847 établissements thermaux. Dans le détail, ces derniers se répartissent ainsi : 32 mds encaissés (64 %) par 6 504 centres qui proposent des prestations thermales et spa (massages, soins esthétiques, activités physiques) et 18 mds encaissés (36 %) par 20 343 établissements thermaux.

Lire aussi :  France : un jardin flottant en aquaponie

Géographiquement, les deux principales zones d’activités sont l’Asie-Pacifique avec 26,7 Md$, soit 21 Md€ – dont Chine 14,1 et Japon 11,7, et l’Europe avec 21,7 Md$, soit 17 Md€ – dont Allemagne 7,5 ; Russie 3,7 (amalgamée dans cette étude, car située sur le continent européen) ; Italie 1,7 ; Autriche 0,9 ; Hongrie 0,7 ; République tchèque 0,7 ; Espagne 0,7 et la Turquie 0.9 (également amalgamée au continent européen). À savoir que SRI n’ayant retenu que le chiffre d’affaires engrangé par les prestations de soins, la France n’apparaît qu’avec 0,3. Si l’ensemble des revenus avait été pris en compte – hébergement, restauration et prestations de soins, le thermalisme aurait représenté 990 M€ (source : CNETh).

Formation et innovation, les enjeux

Plusieurs experts internationaux se sont également retrouvés autour de tables rondes pour évoquer le développement des exploitations thermales à travers le monde : Alonso Burgos (Colca Lodge, Pérou), Steve Chadwick (Rotorua, Nouvelle Zélande), Mohammed Karim Jennane (Sothermy, Maroc), Erwan Madec (VSI, France), Tomonori Maruyama (Mitsui Knowledge Industry, Japon), Amy McDonald (Under a Tree, USA) et Axel Valdez Martinez (Hotel Buenavista Beach Resort, Mexique).

Des projets ont ainsi été arrêtés pour 2015 parmi lesquels le souhait de créer une bourse internationale qui financera plusieurs thèses de doctorat (PhD) pour mieux documenter les attentes des clients vis-à-vis des établissements thermaux dans le monde, ainsi que le modèle économique des établissements eux-mêmes. Autre axe sur lequel ces derniers se sont engagés : la volonté d’innover en matière d’expérience client et d’actions marketing et communication pour attirer les clients mondiaux à la recherche de dépaysement et de bienfaits physiologiques avérés grâce à la médecine thermale.

À lire aussi...

La seconde vie des filets de pêche plastiques

Aquae

Un mariage sous la mer

Aquae

Marin pêcheur : métier et danger au quotidien

Aquae
Translate »