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Société

Les aliments santé à l’heure du numérique

Temps de lecture : 2 minutes

Le secteur des aliments santé retrouve une vitalité après une période de stagnation en 2013 et se prépare à relever le défi du numérique.

Le cabinet d’analyse Precepta du groupe Xerfi a réalisé, sous la houlette d’Isabelle Senand, une étude sur « le marché des aliments santé – Aliments fonctionnels, diététiques et compléments alimentaires vers de nouveaux business models ». Celui-ci compte 4 principales catégories d’acteurs : les grands noms de l’industrie alimentaire qui ont développé une offre nutrition santé, les spécialistes du bio et de la diététique, les producteurs de compléments alimentaires et les industriels de l’agroalimentaire traditionnels. Parmi ses principaux enseignements, il apparaît qu’après quelques années difficiles, un regain de dynamisme est observé et les perspectives du marché des aliments santé resteront favorables d’ici à 2016, du fait d’une réglementation (cf. le règlement 1924/2006 limitant les allégations de santé dans les pays de l’Union européenne rendu obligatoire depuis décembre 2012), d’un positionnement sur des valeurs comme la naturalité, la traçabilité ou la proximité qui restaurent la confiance des consommateurs vis-à vis des marques et enfin d’un assouplissement des contraintes budgétaires des ménages.

Une progression de près de 3 % par an

Le marché des aliments santé devrait progresser de 3 % en moyenne par an d’ici à 2016, année au cours de laquelle il devrait représenter 5,2 Md€ ; ce marché est porté par des consommateurs en attente d’une alimentation plus saine et naturelle. Cependant, les différents segments n’évoluent pas au même rythme, selon les experts de Percepta.

Les ventes des aliments fonctionnels (stimulant ou améliorant une fonction physiologique de l’organisme tels les yaourts au bifidus, céréales enrichies en vitamines et en minéraux) augmenteront en valeur de 4 % en 2014 et de 3,5 % en 2015 et 2016, principalement portées par le dynamisme de la fi lière Bleu-Blanc-Coeur, une démarche agricole à vocation santé.

Les compléments alimentaires, grâce aux efforts des grandes marques spécialisées et à l’épuration du marché, verront leurs ventes progresser de 4,5 % en 2014 puis de 3,5 % en 2015 et 2016.

Enfin, le marché des produits diététiques s’accroîtra de 2 % en 2014 et de 3,5 % en 2015 et 2016, stimulé par les produits visant le contrôle du sucre et la tendance du sans gluten, ce dernier affichant une croissance de plus de 30 % cette année.

L’adaptation à l’ère du digital

Si la distribution d’aliments santé est aujourd’hui majoritairement réalisée par les grandes surfaces alimentaires, les pharmacies, les parapharmacies et les réseaux spécialisés, la révolution numérique est l’un des principaux défis que doit relever l’industrie tant en termes de distribution
que de communication. En effet, le développement des objets connectés, applications mobiles et supports numériques implique la mise en place d’interconnexions entre les univers de l’alimentaire
et du numérique. La manière d’envisager la distribution s’en trouvera bouleversée d’après le cabinet d’études. Les opérateurs du secteur vont devoir créer de nouveaux concepts autour d’offres globales qui allieront nutrition, exercices physiques et bien-être. Ils incluront coaching nutrition santé, vente en ligne de produits alimentaires et/ou animation de réseaux sociaux.
Les réseaux traditionnels de distribution composeront « avec un consommateur omnicanal, surinformé et de plus en plus souvent membre de communautés virtuelles ».

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