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Société

10 ans de recherche thermale

Temps de lecture : 2 minutes

Le 13 novembre dernier, l’Association française pour la recherche thermale (AfrETh) a fêté son 10e anniversaire à l’Académie nationale de Médecine.

Créée en 2004, à l’initiative de l’Association des maires des communes thermales (ANMCT) et du Conseil national des exploitants thermaux (CNETh), l’AfrETh assure la promotion d’études scientifiques visant à démontrer l’apport du thermalisme dans la santé. Depuis 10 ans, cette association présidée par Renée-Claire Mancret avec le concours du professeur Christian-François Roques, responsable du conseil scientifique, répond à la demande des autorités sanitaires d’une évaluation du SMr (Service médical rendu) tout en conduisant d’autres recherches médicales, notamment sur le format de la cure.

Bilan et publications
Pour fêter sa première décennie d’existence, l’AfrETh a tenu le 13 novembre dernier à l’Académie nationale de Méde- cine (Paris, 6e) un colloque visant à rendre compte de son bilan administratif et scientifique, mais aussi à s’interroger sur les enjeux et les défis de la médecine thermale. revenant sur ses ressources de financement, l’association a rappelé son indépendance, garantie par un système alimenté par les membres fondateurs : le CNETh à 67 % et l’ANMCT à 33 %. Au total, elle a bénéficié depuis sa création, et jusqu’en 2014 inclus, d’une enveloppe de 10 093 M€ de fonds dont 2,5 M€ restent à engager dans de nouveaux projets pour les prochaines années. Deux postes de dépenses liés aux projets de recherche ont été depuis distingués : celui du SMR (7 271 M€) ainsi que celui dédié à la R&D (2 822 M€), couvrant les nouveaux champs de compétence et/ou les nouveaux formats de cure. Une ventilation des fonds était souhaitable pour répondre à de nouvelles dispositions internes, mais surtout pour donner une place plus importante à la dimension éducative.
Côté scientifique, les éléments essentiels liés à la recherche ont été présentés. Ainsi, les champs d’intervention ont fait l’objet d’une présentation qui a rappelé que 14 études concernant le SMr (service médical rendu) par la cure conventionnelle ont été menées, parmi lesquelles cinq ont fait l’objet de publications des revues spécialisées : Stop-Tag (anxiété généralisée), Thermarthrose (gonarthrose), Maathermes (surpoids, obésité), Thermes&Veines (insuffi- sance veineuse), Prisme (syndrome métabolique). Concernant les études en r&D, 12 ont été mises en œuvre ; deux, dédiées aux suites de cancer du sein chez la femme (CLArA et PACTHE), ont été publiées.

Enjeu et avenir
Outre les difficultés spécifiques liées aux méthodes employées pour réaliser les études, ainsi que celles relatives aux protocoles présentés par les professeurs Christian Funck-Brentano et Philippe Ravaud, et le besoin d’efficience (rapport coût/efficacité) de la cure rappelé par le professeur Jérôme Wittner, les enjeux à venir ont été dessinés. Si Alain Coulomb, ancien directeur de l’HAS, a assuré la conclusion du colloque en insistant sur la nécessité de préciser le rôle du thermalisme dans le domaine de la santé, la présidente de l’AfrETh a spécifié les caps à tenir dans l’avenir. Quatre ont été identifiés, parmi lesquels l’émergence de nouvelles indications, formats et contenus de cure, visant à permettre aux exploitants de délivrer une intervention thermale qui soit la plus adaptée à la prise en charge des maladies chroniques et de problèmes ciblés de santé publique.

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