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Tourisme

L’enseignement de la médecine thermale

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À l’occasion des Journées nationales du Thermalisme qui se sont tenues du 7 au 9 novembre dernier à Bagnoles-de-l’Orne (61), plusieurs sujets relatifs à la médecine thermale ont été abordés. La question de l’enseignement de la discipline a notamment fait l’objet d’une table ronde à laquelle ont participé le Dr Olivier Dubois (président de la Société française de médecine thermale, Danielle Faure-Imbert (médecin thermal et présidente de Thermauvergne), Thierry Dubois (président du CNETh) ainsi que les professeurs Gisèle Kanny (CHU de Nancy), Patrick Carpentier (CHU de Grenoble), Christian Hérisson (CHU de Montpellier). Un constat unanime a été posé par l’ensemble de ces professionnels, visant la raréfaction d’intérêt pour la médecine thermale. Plusieurs facteurs y afférant, comme la faible attractivité géographique des stations thermales ou le dimanche en tant que jour travaillé, ont été mis en évidence. Avec une diminution du nombre des médecins thermaux et le vieillissement des professionnels pratiquants, les intervenants ont rappelé que l’enseignement de l’hydrologie se pose comme un enjeu majeur pour l’avenir du secteur.

Aujourd’hui, cinq facultés de médecine proposent l’enseignement du thermalisme : Toulouse, Grenoble, Clermont-Ferrand, Nancy et Montpellier, contre sept en 1988. À noter également que l’enseignement y est apporté de façon spécifique à chacune, Toulouse étant la seule, par exemple, à proposer le thermalisme en ECN. Enfin, elles ne sont que quatre (exit Clermont-ferrand) à proposer la formation de la Capacité en médecine thermale, d’une durée de 2 ans.

Des pistes et des initiatives visant à contrer ce phénomène de raréfaction d’intérêt pour la discipline ont été présentées. Ainsi, il a été rappelé qu’en 2016, les modalités sur l’évaluation des médecins en ECN allaient faire l’objet de changements. Une échéance qui pourrait représenter une voie d’action, comme la création d’un site d’e-learning pour les facultés qui ne proposent pas d’enseignement de la médecine thermale ou encore, le placement du traitement thermal dans la prise en charge des maladies chroniques en médecine spécialisée, s’appuyant sur un corpus scientifique thermal constitué des publications des travaux de l’AFRETh dans les différents journaux de la profession.

Côté initiative, la faculté de médecine de Montpellier proposera pour la rentrée 2014-2015 un Diplôme Universitaire (DU) « Pratique thermale ». Accessible dès le 2e cycle validé, il se déroule sur un an à raison de trois séminaires (45 h de présentiel), de 60 h d’e-learning, de 20 h en cabinet de médecine thermale et de 2 demi-journées de visites en station. Il s’adresse aux médecins en activité thermale accessoire, aux médecins remplaçants, aux reconversions tardives ainsi qu’aux internes en formation initiale. Actuellement, cette formation n’est pas reconnue par l’Ordre des Médecins. Toutefois si ce DU était requalifié en Diplôme Inter-Universitaire (DIU), il pourrait l’être et permettrait alors à ces médecins d’intégrer la Capacité en 2e année.

En conclusion de cette séance, le président du CNETh, Thierry Dubois, a appelé à une mobilisation générale des parties concernées afin que les efforts entrepris sur les statuts de la médecine thermale soient poursuivis. Il a notamment fait savoir que le syndicat qu’il représentait était prêt à s’engager pour soutenir les actions nécessaires.

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