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Société

Bien-être et santé, l’inégalité des jeunes

Temps de lecture : 2 minutes

jeunes santé UELes enfants et adolescents occidentaux, parfois oubliés par les politiques de santé, font l’objet d’une étude de l’Organisation mondiale de la santé où ils s’expriment sur leur santé et leur bien-être.

L’enquête, intitulée « Growing up unequal: gender and socioeconomic differences in young people’s health and well-being » et publiée le 15 mars dernier, a été réalisée à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de ses études portées sur les comportements santé des enfants en âge d’être scolarisés : le Health Behaviour in School- aged Children (HBSC). Le rapport, rédigé sous la direction de Jo Inchley et Dorothy Currie, coordinateurs et responsables d’HBSC, a permis de questionner 200 000 jeunes, vivant dans 42 pays européens ainsi qu’aux États-Unis et au Canada, et de dessiner les principales caractéristiques de l’inégalité des jeunes en matière de santé et de bien-être.

Difficultés socio-économiques

L’un des premiers critères déterminants du mal-être des jeunes individus interrogés se rapporte à des éléments relatifs à la structure familiale et aux pressions qui leur incombent. Ainsi, l’enquête internationale s’est portée sur le contexte social et les relations interpersonnelles qui diffèrent selon chaque pays, telles que la communication – et ses modalités – entre parents et enfants mais aussi entre amis, camarades d’écoles et voisins qui peuvent compromettre le bien-être de l’individu. En prenant l’exemple de la France, seulement 33 % des filles âgées de 15 ans admettent parler aisément avec leur père contre 71 % en Islande. Autre facteur important : la santé. Le rapport a mis en évidence les inégalités en matière de soins et de comportements alimentaires (obésité et déséquilibres alimentaires). Ainsi, en Arménie, 9 % des garçons et 14 % des filles âgés de 15 ans estiment être en surpoids alors que les chiffres s’élèvent à 29 et 69 % en Pologne. L’enquête se termine par un relevé des différents comportements à risques, qui traduisent le malaise de ces adolescents, dont certaines conduites addictives (consommation de cannabis, de tabac ou d’alcool) ou à risques, relatives à la sexualité (absence de sensibilisation au VIH, à l’usage de préservatifs ou de pilules contraceptives) ainsi que des actes de violence à l’égard d’euxmêmes ou d’autrui (harcèlements scolaires ou sur internet).

Les gouvernements prêts à agir

À chaque nouveau rapport d’HBSC, les gouvernements des pays concernés par les différentes études prennent généralement conscience du manque de moyen et de l’absence d’aide et de programmes santé à l’égard des plus jeunes. Afin de résoudre les principaux freins à leur sentiment de bien-être, certains pays ont décidé de prendre des mesures et de voter des lois. L’HBSC devient ainsi un signal d’alarme, un indicateur déterminant pour les pays concernés par les enquêtes. Par exemple, après une enquête de l’HBSC en 2003, qui montrait l’inquiétante augmentation de la consommation de produits alcoolisés chez les adolescents allemands, le ministère fédéral de la Santé prit l’initiative d’instaurer en 2004 une taxe sur les boissons alcoolisées qui permit de diminuer en deux ans leur consommation d’alcool. Le rapport sur aquae-officiel.fr

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