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Société

La thalasso et le thermalisme français analysés

Temps de lecture : 2 minutes

Une étude revient sur les investissements dans les thermes et thalassothérapies en France, les tendances et les perspectives d’évolution.

Xerfi, institut privé d’études économiques, a publié le 18 février 2019 une étude sur le thermalisme et la thalassothérapie en France. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »block » ihc_mb_who= »unreg » ihc_mb_template= »3″ ]Sont proposés une analyse de la conjoncture, des tendances, un point sur les investissements réalisés ou à venir. Des prévisions sur l’évolution du secteur sont également établies.
La société indépendante a donc examiné l’activité des spécialistes du thermalisme, s’intéressant particulièrement à la Chaîne Thermale du Soleil, Valvital, Eurothermes et Arenadour. Parallèlement, concernant la thalassothérapie, les établissements de Thalazur, des Thermes Marins de Saint-Malo et de Valdys ont été étudiés. En outre, du côté de l’hôtellerie et des casinos, sont ciblés Accor et le Groupe Lucien Barrière.

Hausse de la fréquentation

Xerfi met, tout d’abord, en avant « de belles perspectives pour les exploitants des thermes ». En effet, une progression de 2 % pour les centres du panel est annoncée, résultant notamment du vieillissement de la population. La prise en charge des cures post cancer du sein et du sevrage d’anxiolytiques, validée en janvier 2018 (Aquæ n° 119), serait également responsable. De même que les investissements. Outre des travaux de modernisation et d’agrandissement, les acquisitions de centres par des groupes sont mentionnées, comme les thermes de La Roche-Posay (86) par L’Oréal (Aquæ n° 133) ou de Montrond-les-Bains (42) par la Chaîne Thermale du Soleil (Aquæ n° 147).
Enfin, l’étude souligne l’impact de mesures gouvernementales pour améliorer le pouvoir d’achat, citant la suppression de la hausse de la CSG, annoncée en décembre dernier. Cette dernière devrait d’ailleurs profiter aux thalassothérapies, dont le chiffre d’affaires pourrait croître de 2 %. Cette croissance reposerait également sur la mise en place de nouvelles offres de soins. Cependant, l’étude aborde la concurrence des centres étrangers. Par exemple, la Tunisie, qui compte actuellement environ 60 établissements, devrait passer à 90 en 2025.

L’accent sur la cosmétique

L’institut relève que « de nombreux acteurs de la thalassothérapie et du thermalisme ont développé leur propre gamme de produits cosmétiques, souvent à partir de l’eau qu’ils utilisent ». À l’instar de Thalassa sea & spa qui lance cette année Thalassa sea & skin (Aquæ n° 145). « Outre le fait de s’assurer des sources de revenus supplémentaires, cette stratégie permet aussi aux gestionnaires de tirer vers le haut le panier moyen de leurs clients », déclare Diane Michaud, chargée d’études.

© Yoann-Boyer – Unsplash

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