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Société Tourisme

L’appel pour la « libération des plages » entendu


De la classe politique à la mobilisation individuelle, la question de la réouverture des plages a suscité, depuis plusieurs jours, de nombreuses réactions et fait place à l’émergence d’actions en faveur d’une procédure « encadrée et raisonnée ». Resté inflexible jusque-là, le gouvernement vient d’infléchir sa position.

Depuis le 28 avril, le gouvernement enchaîne les annonces sur les mesures relatives au déconfinement. Parmi elles, la question de la réouverture des plages est tranchée et sans appel, la fermeture demeurera jusqu’au 1er juin. « Par mesure de précaution, les plages resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin », a expliqué le Premier ministre Édouard Philippe. 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a appuyé cette ligne, « tout le monde aimerait aller à la plage, mais personne n’a envie d’attraper le virus » et celui-ci de mettre en garde : « la levée du confinement progressif à partir du 11 mai n’est pas le retour à la vie d’avant ». Suivi par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, la secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire dÉtat en charge du Tourisme.

Le message est clair : à la question d’une possible réouverture des plages le 11 mai, la réponse du gouvernement est : non, non et non. Sauf que cette réponse est loin de convenir au plus grand nombre, au point d’animer les débats au Sénat comme à l’Assemblée nationale, mais aussi localement avec des mobilisations d’élus et de civils. 

Le Sénat prend le sujet en main

Lors de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire, le Sénat a adopté, mardi 5 mai, un amendement centriste visant à permettre par décret l’ouverture au public des plages et des forêts, à condition de pratiquer une activité sportive individuelle. Adopté contre l’avis du gouvernement, cet amendement prévoit son exécution dès la publication de la loi, via un décret définissant les conditions de réouverture. 

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Toutefois, dans la foulée, Olivier Véran a souhaité rappeler aux sénateurs qu’actuellement il était déjà « possible de décider d’ouvrir les plages par un décret, signé par le Premier ministre ». Le ministre a vu dans cet amendement une « injonction au gouvernement » : « Le vote de cet amendement s’apparente à une injonction qui serait faite au gouvernement pour que la pression soit encore plus mise par les élus qui souhaitent ouvrir les plages ».

Le concept de « plage dynamique »

Au sein même de la majorité, les positions divergent. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale et député du Finistère, a fait savoir qu’il souhaitait affirmer la nécessité que « le couple préfet-maire puisse agir toujours plus en liberté et en concertation sur le territoire départemental, y compris sur la question des plages ». Concrètement, il s’agirait que les lieux sans danger soient rouverts sur décision des élus locaux, en lien étroit avec l’État.

Une autre voix de la majorité s’est fait entendre, celle de Liliana Tanguy, députée LREM du Finistère, qui est à l’initiative d’un courrier adressé à Édouard Philippe et signé par une soixantaine de députés. Ces derniers souhaitent « la réouverture de manière raisonnée et encadrée des plages à partir du 11 mai pour des activités physiques et sportives ».

Pour appuyer leur interjection, les élus y assortissent la revendication du concept de « plage dynamique ». Venu d’Australie, celui-ci consiste à considérer la plage comme un lieu de passage ou un accès au plan deau. Ainsi, du 11 mai au 2 juin, la pratique de la plage sur ce modèle permettrait que se tiennent des activités nautiques individuelles et, de façon induite, que s’applique la mesure de sécurité relative à la distanciation physique.

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Cette approche est également soutenue par de nombreux élus locaux et les fédérations du nautisme auprès du gouvernement, mais pour que son principe soit applicable, le gouvernement, les préfectures et les préfectures maritimes devront l’entériner. Reste au gouvernement à infléchir sa position sur le sujet…

Un appel entendu

C’est a priori chose faîte. Puisque lors de sa conférence de presse de ce soir, jeudi 7 mai, le gouvernement a entrouvert une porte  « La règle générale reste la fermeture », a indiqué Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, « mais le préfet pourra autoriser l’accès aux plages, lacs et centres nautiques sur demande des maires.»

Edouard Philippe a ensuite précisé comment la décision d’ouvrir certaines plages a été prise : « l’orientation initiale du gouvernement était la fermeture des plages (…) Nous avons écouté les remarques et imaginé comment faire droit à cette demande qui peut s’entendre. Nous avons pris la décision ce matin de faire un principe de fermeture des plages mais sur présentation d’un cahier des charges par les maires », le préfet peut donner l’autorisation d’ouvrir les plages.

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© Quentin Dr – Unsplash

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