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Tourisme

Italie : une « unité COVID » pour assurer la sécurité sanitaire thermale

Temps de lecture : 2 minutes


Lors de la reprise du secteur thermal en Italie, les traitements ORL se verront fortement contraints et la fréquentation des thermes limitée pour répondre aux exigences sanitaires.  

Sous la coordination du Pr Marco Vitale, la Fondation italienne pour la recherche scientifique thermale (FoRST) a élaboré, en collaboration avec un groupe d’experts en microbiologie, hygiène et hydrologie, une proposition de protocoles sanitaires pour accompagner la réouverture des établissements thermaux du pays, actuellement fermés et dans l’attente d’une autorisation gouvernementale de reprise d’activité. 

Gestion des accès et prise de température 

Sont précisées des mesures générales visant à garantir la sécurité des curistes et du personnel. Elles prévoient un programme de formation spécifique, la réalisation d’une auto-évaluation quotidienne de toute apparition de symptômes, ainsi que des procédures particulières de désinfection et la mise à disposition de gel hydroalcoolique. 

La distanciation sociale doit être assurée au moyen d’une limitation de la fréquentation des différents espaces afin de permettre un éloignement physique d’au moins 2 m entre deux personnes, garanti par l’espacement adéquat du mobilier et la mise en place d’un contrôle d’accès

L’entrée dans la structure thermale sera soumise à une prise de température, tandis que les curistes seront invités à se munir de masques.   

Le dispositif général est complété par un affichage des règles de conduite à suivre et comportant, a minima, les injonctions suivantes :

  • ne pas boire dans la même bouteille/verre, utiliser des verres jetables ou une bouteille personnelle et ne pas échanger d’objets avec d’autres personnes (serviettes, peignoirs, etc.) ;
  • ne pas manger dans les zones communes ou non spécifiées ;
  • ranger systématiquement les articles personnels dans des sacs ;
  • jeter immédiatement mouchoirs en papier ou autres matériaux utilisés (patchs, bandages, etc.) ;
  • se laver soigneusement les mains et les désinfecter avec du gel antiseptique ;
  • ne pas se toucher les yeux, le nez ou la bouche avec des mains non lavées/infectées ;
  • maintenir une distance interpersonnelle d’au moins 2 m ; 
  • porter correctement le masque chirurgical en assurant une couverture de la bouche et du nez ;
  • éviter de rester dans les espaces communs.

Une « unité COVID » composée d’une délégation conduite par un responsable désigné est chargée de vérifier la bonne mise en œuvre des procédures et de faire le lien entre direction, salariés et usagers. 

Lire aussi :  La situation des centres thermaux et de bien-être inquiète les parlementaires

Soins ORL collectifs et inhalations par jet de vapeur interdits 

Les traitements ORL, par inhalation et services associés, sont soumis à des mesures spécifiques qui excluent les inhalations par jet de vapeur (sauf pour les établissements disposant de postes de soins individuels et isolés), les soins collectifs (humages collectifs, nébulisations) et les grottes

Les massages peuvent être réalisés sans gants, sous réserve d’un nettoyage des mains et de l’avant-bras du thérapeute au début et à la fin de la séance. 

Si, selon l’Institut italien de santé, « il n’y a aucune preuve que le COVID-19 puisse se propager à l’homme par l’utilisation de piscines ou de bains à remous », un entretien et une désinfection garantissant l’inactivation du coronavirus sont requis. Les soins hydrokinésithérapeutiques peuvent être effectués, mais nécessitent que curiste et professionnel portent un équipement de protection individuelle

Enfin, les activités en salles peuvent être menées dans le respect des règles sanitaires, de distanciation sociale et de limitation de fréquentation. 

Cliquez ici pour consulter les « protocoles et plans d’auto-contrôle pour la sécurité sanitaire post COVID-19 des prestations thermales ».

© Richard Barrett-Small – Flickr (CC BY 2.0)

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