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Un ambassadeur des pôles enfin nommé 

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Depuis le limogeage en janvier dernier de Ségolène Royal au poste d’ambassadrice des pôles, la France n’avait toujours pas nommé son successeur. Il aura fallu presqu’un an pour que le gouvernement choisisse un nom, et c’est celui d’Olivier Poivre d’Arvor qui a été finalement retenu. Il est donc devenu, le 25 novembre, le troisième ambassadeur des pôles de l’histoire de la République française, avec une nuance par rapport à sa prédécesseure  puisqu’il est ambassadeur des pôles et des enjeux maritimes alors qu’elle était ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique.

Rappelons que Michel Rocard avait été le premier à occuper le poste d’ambassadeur des pôles, en 2009.

 

Mais est-ce un poste important ?

 

D’autant que la France n’y est qu’un observateur, sans pouvoir de décision puisqu’elle ne possède aucun territoire en Arctique et en Antarctique. À l’heure où la fonte des glaces permet d’envisager l’exploitation de gisements et ressources qui ne l’étaient pas jusqu’alors, la réponse est bien évidemment à l’affirmative pour tous les observateurs du changement climatique. Et les défis sont nombreux. Du côté de l’Arctique, au pôle Nord, les huit pays (Canada, Russie, Suède, Norvège, Finlande, États-Unis, Danemark, Islande) qui se partagent ce territoire envisagent sérieusement de collecter les gisements de gaz et/ou pétrole bientôt accessibles à cause du réchauffement climatique, mais aussi de développer les voies maritimes ainsi que la pêche industrielle.

 

Dans le cadre du Conseil de l’Arctique, l’ambassadeur des pôles français pourrait jouer un rôle barrière et plaider la cause de l’« intérêt général ». Le danger rôde aussi en Antarctique : même si ce continent n’appartient à aucun État, et que seules les activités scientifiques y sont autorisées, des pays comme la Chine et la Russie ont commencé à évoquer une future exploitation des ressources minérales du territoire du pôle Sud.

 

Outre les différentes représentations liées à la fonction, notamment au Conseil de l’Arctique qui se réunit tous les semestres, le nouvel ambassadeur devra se faire entendre lors de la réunion consultative du conseil de l’Antarctique (RTCA) qui doit se dérouler en mai 2021 et pour la première fois depuis 32 ans, en France.

 

©MEDEF   

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