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Le thermalisme en négociation avec Bercy

Temps de lecture : 2 minutes

Pour couvrir une partie des 110 millions d’euros de pertes d’exploitation, le secteur thermal demande la mise en place d’un forfait pandémie.

Après une saison 2020 largement amputée, le thermalisme demeure dans l’incertitude quant à la réouverture des établissements thermaux et à la reprise de l’activité. Dans l’attente d’une date, qui sera communiquée par la DGS (Direction générale de la santé) le cas échéant, la profession poursuit les négociations pour obtenir davantage de soutien de la part du gouvernement.

L’objectif : compenser en partie les 110 millions d’euros de pertes enregistrées par le secteur, et ce, malgré les mesures d’avance de trésorerie dont les centres thermaux ont pu bénéficier, comme l’activité partielle ou le PGE (prêt garanti par l’État).

Le forfait hygiène rejeté par la Cnam

Premier point : le CNETh (Conseil national des établissements thermaux) demandait l’attribution d’un forfait hygiène de 80 euros par curiste au titre de l’année 2020 pour contrebalancer les dépenses liées à la mise en place des protocoles sanitaires imposés par l’administration. Une demande qui a finalement été rejetée par le directeur de la Cnam (Caisse nationale de l’assurance maladie) au motif que des requêtes similaires menées par d’autres professionnels de santé n’ont pas obtenu satisfaction.

« On se sent assez mal récompensés des efforts mis en place, déclare Claude-Eugène Bouvier, délégué général du CNETh. D’autant qu’il n’y a eu aucun cluster à déplorer dans les établissements thermaux. »

82 millions pour couvrir les frais fixes

Deuxième volet actionné auprès du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance : l’attribution d’un forfait pandémie. Par ce mécanisme, qui serait spécifique à la filière, l’organisation représentant la profession demande la compensation des frais fixes supportés par les thermes pendant les deux périodes de fermeture administrative. Au total, le système correspond à une indemnisation à hauteur de 82 millions d’euros. Une requête en cours de négociation qui se veut assez proche de ce qu’ont obtenu les remontées mécaniques.

« Aucun établissement thermal ne sera bénéficiaire ou à l’équilibre en 2020 […]. Nous sommes persuadés que sans cette aide, ce sera très difficile pour tous les centres », explique le délégué général, ajoutant que les réservations reprennent très faiblement. Deux raisons sont avancées à cela. En premier lieu, l’impossibilité d’annoncer une date de réouverture. Et, en second lieu, l’incertitude qui plane quant aux conditions de la reprise et des protocoles sanitaires qui seront appliqués. Plusieurs pistes sont d’ailleurs envisagées, comme des tests à l’entrée ou la présentation de certifications de vaccination.

© Fred Romero

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