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Société

D’une croissance bleue à une économie bleue durable

La Commission européenne a prévu un nouveau « Plan d’action pour les projets écologiques locaux ». L’objectif : développer une économie maritime responsable et durable.

Le 26 mai dernier, le Conseil européen a fixé ses conclusions concernant les secteurs rattachés aux océans, mers et espaces côtiers. Plusieurs dispositions devraient être prises d’ici la fin de l’année, comme la désignation de nouvelles zones maritimes protégées, ou encore une proposition juridique visant à restaurer certains écosystèmes abîmés.

Plus loin que la « croissance bleue »

Cette nouvelle stratégie « bleue » viendra remplacer la « croissance bleue » mise en place en 2012. Cette dernière se basait sur plusieurs axes :

• le développement économique de la pêche et de la construction navale ;
• les activités d’aménagement du littoral et des eaux côtières ;
• le tourisme côtier et nautique ;
• les biotechnologies et les énergies marines renouvelables.

En France, la croissance bleue s’est appuyée sur deux idées majeures : la définition spatiale de l’océan et le développement des énergies marines renouvelables. Cela a permis la création de plus de 1000 emplois en France et environ 5,4 millions en Europe. Les retombées économiques ont suivi elles aussi puisqu’en 2017, l’Europe avait enregistré une valeur ajoutée brute de 500 milliards d’euros par an. Si l’UE a pu, à travers cette stratégie, développer le potentiel de ses côtes économiquement peu exploitées jusqu’alors, elle veut désormais aller plus loin.

Les nouveautés apportées par « l’économie bleue durable »

Malgré son succès, la stratégie de croissance bleue ne garantit pas le caractère responsable et durable auquel aspire la coalition européenne pour la protection des espaces maritimes. L’UE souhaite ainsi intégrer les effets du réchauffement climatique dans les ambitions de développement de son territoire.

Pour ce faire, un « Plan d’action pour les projets écologiques locaux » a été mis en place. Il s’agit de décarboner et dépolluer le secteur de la production d’énergie, du transport maritime et des ports. Mais aussi de prévenir le rejet de déchets plastiques dans les zones maritimes, afin de conserver et protéger la biodiversité.

En outre, l’UE désire promouvoir des solutions fondées sur la nature pour la résilience côtière et la pêche durable, afin d’acquérir une meilleure connaissance des océans. Une proposition juridique sera également envisagée pour restaurer les écosystèmes maritimes endommagés et éviter les catastrophes naturelles dans ces zones. Enfin, ce plan prévoit de soutenir financièrement les villes et régions côtières dans le besoin.

Après une croissance bleue qui visait le développement économique et touristique ainsi que l’aménagement des littoraux européens, l’économie bleue, elle, vise à développer le territoire européen. Et plus particulièrement des côtes en intégrant les effets du réchauffement climatique sur l’océan. De quoi peut-être ouvrir la voie à une économie responsable et durable.

© Adobe Stock

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