11 juillet 2020
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Innovation

Un masque devient fluo au contact du coronavirus

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Des chercheurs américains développent des masques qui détectent le COVID-19 chez son porteur en moins de trois heures.

Il y a quelques années, le biologiste américain James Collins et son équipe de scientifiques du Massachusetts Institute of Technology et d’Harvard mettaient au point une technologie pour lutter contre les épidémies d’Ebola et de Zika. Des capteurs moléculaires ont été développés afin de repérer le virus lorsqu’ils étaient lyophilisés sur un morceau de papier. Depuis quelques mois, les chercheurs travaillent à la transposition du dispositif sur du tissu. Si, au départ, il s’agissait d’équiper les blouses du personnel travaillant en laboratoire et des soignants intervenant sur des zones infectées, la pandémie de COVID-19 les a conduits à intégrer la solution dans un masque facial. 

Actuellement en phase de conception, ce dernier aurait une double fonction, de protection et de détection. Lorsqu’une personne est malade et même si elle n’est pas encore symptomatique, elle dégage des particules virales, non seulement en toussant et en éternuant, mais également en parlant, par la projection de gouttelettes et de vapeur. En cas d’infection au COVID-19, un signal fluorescent se produirait au bout d’1 à 3 heures. Au centre de ce procédé se trouvent des capteurs constitués d’un matériel génétique (ARN et ADN) qui réagit aux virus.

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« À mesure que nous rouvrons nos voies de transport et communications, nous estimons que cette technologie pourrait être utilisée dans la sécurité des aéroports, avant de prendre l’avion, par exemple. […] Vous comme moi pourrions l’utiliser en allant ou rentrant du travail. Les hôpitaux pourraient s’en servir pour les personnes qui arrivent et patientent en salle d’attente, comme une préidentification de qui est infecté », explique Jim Collins à Business Insider US. Après avoir testé la capacité de détection des capteurs, le laboratoire s’attelle aujourd’hui au processus d’intégration de la technologie, soit directement dans le tissu du masque, soit au moyen d’un système indépendant capable de se fixer à n’importe quel masque grand public.

© Griffin Wooldridg – Unsplash

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