10 juillet 2020
AQUÆ, le journal BtoB des filières Tourisme, Santé & Bien-être
Juridique

Recommandations gouvernementales pour les piscines et les centres aquatiques

Modifié le Temps de lecture : 3 minutes


Avant la réouverture des bassins, le ministère des Sports propose un protocole sanitaire qui fera l’objet d’une expérimentation au sein d’une sélection d’établissements. 

À la veille de la deuxième phase du déconfinement, les équipements aquatiques restent dans l’attente de connaître la date de reprise de leur activité. Afin d’accompagner les sportifs, qu’ils soient amateurs, de haut niveau ou professionnels, dans les nouvelles pratiques sportives, mais également de guider les gestionnaires d’installations sportives publiques ou privées, le ministère des Sports a publié, avec le concours de l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES) et de l’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports (ANDIISS), un guide de recommandations des équipements sportifs, sites et espaces de pratiques sportives. Il s’appuie sur les travaux réalisés en collaboration avec l’Association sport & agglomérations, FIDAL, la Fédération des industries nautiques, le Syndicat des délégataires d’équipements de loisirs, l’Union nationale des centres sportifs de plein air et le Syndicat national des patinoires.

Un accès sous conditions

Les mesures envisagées pour les piscines et les centres aquatiques répondent aux recommandations formulées par le Haut Conseil de la santé publique, dans son avis relatif aux piscines publiques rendu le 24 avril dernier. 

Ainsi, il convient : 

  • de s’assurer du respect du Code de la santé publique destiné à contrôler les dangers microbiologiques dans les piscines publiques traitées avec un désinfectant adapté ;
  • de faire respecter une distanciation physique minimale et des règles comportementales aux baigneurs (bonnet, douches, pédiluves, absence de troubles digestifs) dans les bassins et les espaces d’une piscine collective ;
  • d’interdire l’accès aux piscines aux personnes présentant des signes respiratoires ou digestifs (panneaux informatifs dans l’entrée) ;
  • d’inviter les baigneurs hors de l’eau à respecter les gestes barrières (éternuer, tousser dans ses mains, puis réaliser un lavage des mains à l’eau et au savon immédiatement après) pour éviter une transmission interindividuelle en dehors des bassins ;
  • d’assurer le nettoyage/désinfection des locaux hors bassins, selon les protocoles habituels, en insistant plus régulièrement sur les zones fréquemment touchées par les nageurs ; 
  • de maintenir l’accès des piscines collectives aux baigneurs sous conditions de respect des recommandations ci-dessus.

Même si la prise en compte des normes de désinfection appropriées doit permettre de limiter le risque de transmission du virus, les autorités invitent à multiplier les phases de nettoyage au cours de la journée. Des recommandations sont également émises en matière de traitement de l’eau et de l’air. Suivant les propositions de l’ARS, le chlore actif sera maintenu dans les bassins à un taux de 0,8 à 1,4 mg/L et dans les pédiluves à un taux de 3 à 4 mg/L. Le nettoyage et la désinfection des conduits, ainsi que le changement des filtres sont souhaités, avec une augmentation du volume d’apport d’air neuf à 80 % minimum, sans réduction de débit ou de volume la nuit. 

Lire aussi :  Des mesures concrètes pour la réouverture des piscines publiques

Une gestion différenciée du public 

Le nombre de personnes accueillies devra être limité afin de répondre aux règles sanitaires et de distanciation sociale. La fréquentation maximum COVID-19 sera ainsi réduite à 1 personne pour 4 m² de surface ouverte au public, pelouses, plage (les espaces à prendre en compte sont ceux accessibles au public hors hall, vestiaires, douches et sanitaires). 

Pour permettre une gestion optimale du public, les horaires pourront être fractionnés dans la journée. Le ministère suggère ainsi l’application de la différenciation des pratiquants. Plusieurs dispositifs sont détaillés : créneaux horaires selon les typologies d’usagers (jeune public, associations et entraînements sportifs, personnes à risque…), prévente des entrées ou encore mise en place de bracelets de couleur qui donnent accès aux espaces par tranches horaires. 

Un sens de circulation encadré

Des instructions sanitaires complémentaires sont définies qui comprennent l’ensemble des espaces composant les établissements de baignade. 

À l’accueil, sont ainsi prévus un marquage au sol et des messages d’information. Le comptoir devra être pourvu d’une paroi de protection, tandis que les espaces et les mobiliers d’attente (bancs, chaises) seront exclus. Dans le bâtiment, un flux de circulation sera instauré et matérialisé, avec un couloir « aller » et un couloir « retour ». 

Dans la mesure du possible, les vestiaires collectifs seront proscrits au profit de cabines individuelles. L’utilisation de sèche-cheveux et de sèche-mains est à bannir en raison du risque de propagation virale engendré. Le nombre de casiers vestimentaires et de douches sera adapté à la nouvelle fréquentation. 

Dans les zones de baignade, l’usage permanent de lignes de nage est recommandé pour les bassins sportifs. Les structures de type toboggan ou pentagliss ne doivent recevoir qu’une personne à la fois, avec une file d’attente matérialisée au sol. Pour les autres espaces aquatiques, qu’il s’agisse de bassins de loisirs, de jeux à pulvérisation d’eau, de jets d’eau, l’application des distances sociales sera la règle et garantie par des surveillants. Deux exceptions cependant, saunas et petits bains à remous isolés demeurent fermés

Avant l’ouverture généralisée des complexes aquatiques, le ministère va procéder à une phase de test et d’évaluation. Une vingtaine d’équipements a été sélectionnée, selon Franceinfo, dont la réouverture pourrait intervenir dès le 2 juin. En cas de validation des protocoles sanitaires, la procédure sera étendue aux autres établissements.

© Pxhere

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