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9,4 milliards d’euros pour construire l’Europe de la santé

Temps de lecture : 3 minutes


Avec la lutte contre les crises sanitaires transfrontalières, l’accès aux médicaments et le renforcement des systèmes de santé en ligne de mire, Bruxelles entend se donner les moyens de participer à l’amélioration de la santé sur le continent.

Alors que la santé occupe une place centrale dans le plan de relance de l’Union européenne, Next Generation EU, Bruxelles vient de dévoiler le détail de EU4Health, qui vise à tirer des enseignements de la crise sanitaire et à renforcer les systèmes de santé afin de se préparer à une éventuelle prochaine pandémie. 

Un outil à disposition de l’Union pour agir dans le domaine de la santé

Si la proposition doit encore faire l’objet de négociation entre le Parlement européen et les différents gouvernements, l’eurodéputée française Véronique Trillet-Lenoir ayant d’ailleurs été nommée rapporteur pour le programme, la Commission européenne prévoit d’investir 9,4 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Une somme plus de 20 fois supérieure au montant alloué pour la période 2014-2020. 

Ces fonds provenant du budget de l’Union européenne, mais aussi de recettes externes issues d’opérations d’emprunt, doivent apporter des moyens supplémentaires pour agir dans un domaine qui reste principalement une compétence nationale. Et ce, en se concentrant sur la coopération. Alors qu’elle a pu montrer ses limites pendant la crise sanitaire, la coordination entre les gouvernements européens doit être renforcée. Avec ce programme, l’Union européenne pourra, par exemple, participer à la constitution de réserves de matériels et de personnels médicaux, à la formation des professionnels de santé, à la surveillance des menaces sur la santé ou encore au financement d’essais cliniques.

Pour ce qui est de l’opérationnel, les actions pourront être lancées à partir du 1er janvier 2021. Le programme sera mis en œuvre par les États membres, les organisations non gouvernementales, ainsi que les organismes internationaux. Il viendra compléter les travaux des agences européennes, à savoir le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, l’Agence européenne des médicaments, l’Autorité européenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques.

Lire aussi :  L’Union européenne mise sur la santé et le Pacte vert

Soutenir les systèmes de santé nationaux

Trois objectifs majeurs sont affichés pour améliorer les prestations de soins et la gestion des crises futures. 

  • Lutte contre les menaces sanitaires transfrontalières. Il s’agit d’améliorer la réponse des États membres en cas de nouvelle crise. Ce point repose notamment sur le développement de réserves d’urgence de médicaments et autres fournitures sanitaires. En outre, une équipe d’urgence médicale de l’Union doit voir le jour. Elle aura pour mission de délivrer des expertises et une assistance technique aux pays. 
  • L’accès aux médicaments. L’idée est de rendre les produits médicaux accessibles et abordables pour les systèmes de santé, ainsi que les patients. Une fabrication plus écologique des médicaments sera donc soutenue.
  • L’évolution des systèmes de santé. Pour une plus grande résilience de ceux-ci, des investissements sont ainsi prévus dans la santé publique, notamment dans la promotion de la santé, dans la prévention et dans l’accès aux soins. Un échange des bonnes pratiques sur ces points serait bénéfique.

D’autres défis sur le long terme font également partie des priorités. La réduction des inégalités d’accès au soin se trouve visée.

En outre, la Commission soutiendra la recherche et l’innovation afin de développer de nouveaux médicaments, vaccins et technologies médicales. Via le programme européen Horizon Europe, la recherche sera encouragée sur des thématiques comme la bonne santé tout au long de la vie, les déterminants de la santé ou encore les solutions numériques. Un mission spécifique sera aussi engagée sur le cancer, qui représente une priorité pour la Commission en matière de santé.

Les pathologies non transmissibles feront d’ailleurs l’objet d’une attention spécifique. L’objectif est de réduire l’impact de ces affections, qui entraînent d’importants coûts sociaux et économiques. Et d’atteindre ainsi un des Objectifs de développement durable de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui consiste à réduire d’un tiers la mortalité prématurée résultant de ces affections, ainsi qu’à promouvoir la santé mentale et le bien-être, d’ici à 2030. L’accent sera donc mis sur la prévention des maladies chroniques, le dépistage, le diagnostic précoce ou encore les programmes de promotion de la santé. Pour ce faire, le terrain d’application des réseaux européens de référence maladies rares (ERN), qui relie les professionnels de santé experts sur une pathologie donnée, sera étendu aux maladies infectieuses et non transmissibles. 

Autre aspect entrant dans le cadre du programme : la pollution de l’environnement, les changements démographiques et leurs conséquences sur la santé publique.

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