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Tourisme

Le WWF plébiscite l’émergence d’un tourisme vert et résilient

Temps de lecture : 3 minutes


Pour le WWF France, la filière doit bénéficier d’une politique spécifique en faveur d’un tourisme durable. Pour opérer un virage plus responsable, des propositions sont établies afin de limiter son empreinte carbone et de favoriser l’émergence de l’écotourisme.

Alors que la pandémie de COVID-19 montre un impact négatif sur l’économie et l’emploi, la relance verte de l’activité économique hexagonale pourrait se centrer sur le développement d’emplois durables. C’est la conclusion que tire le WWF France, organisme de protection de l’environnement, dans son rapport de juillet 2020 sur le monde d’après. Des travaux issus de la consultation des acteurs territoriaux et des entreprises. 

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13 recommandations pour encourager la transition écologique

Au centre de la transformation se trouve une combinaison de la reprise de l’activité économique et de la transition écologique. Cette dernière se concentre sur la rénovation énergétique des bâtiments, l’évolution de la production d’énergie, les transports et l’agriculture biologique. Plusieurs secteurs ont alors été identifiés comme pouvant être les moteurs de cette mutation, et le tourisme en fait partie, en particulier les transports, les hébergements, la restauration et les activités de loisirs. 

Le WWF rappelle que le secteur connaît la crise la plus grave de son histoire, qui affecte tous ses segments. Précisant que l’OMT (Organisation mondiale du tourisme) table sur une chute d’activité de 60 à 80 % pour l’année à l’échelle mondiale. Les différentes mesures de soutien adoptées, notamment par le gouvernement français, laissent d’ailleurs transparaître l’urgence de la situation. Cependant, le rapport regrette que le tourisme ne soit pas considéré comme un secteur clé de la transition écologique, tandis que les conséquences environnementales de son activité sont importantes. Par exemple, en termes d’émissions de gaz à effet de serre : le secteur est responsable de 8 % d’entre elles à l’international. En outre, il s’avère très consommateur de ressources et d’énergie. Enfin, l’organisme avance les risques pour les écosystèmes du tourisme de masse dans certaines zones.

Par conséquent, le WWF France met en exergue la nécessité d’instaurer un tourisme durable. Il s’agit, d’une part, de réduire l’empreinte écologique et, d’autre part, de développer le concept d’écotourisme, qui se focalise entre autres sur la découverte d’espaces naturels. Dans cette lignée, une série de 13 recommandations spécifiques est proposée.

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Diminuer l’empreinte carbone du tourisme

  1. Repenser les indicateurs de performance d’une destination ou d’un professionnel du tourisme en intégrant de nouveaux critères environnementaux.
  2. Soutenir la rénovation énergétique performante des hébergements touristiques et des sites de visite, puis la rendre obligatoire d’ici à 2024.
  3. Rendre obligatoire l’annonce des émissions carbone pour l’ensemble des prestations touristiques.
  4. Mettre en place des écoconditionnalités sur les nouveaux projets de développement touristique.
  5. Préserver la biodiversité, les habitats et les paysages, en luttant notamment contre l’usage des pesticides et des produits chimiques dans les parcs et les jardins, et en travaillant sur le changement des pratiques alimentaires.
  6. Former les professionnels du tourisme et les futurs professionnels aux enjeux du tourisme durable.
  7. Adapter les classements hôteliers et l’immatriculation Atout France aux enjeux du tourisme durable sur les aspects sociaux et environnementaux.
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Instaurer une offre d’écotourisme

  1. Mettre en place une contribution financière pour financer les actions en matière de transition du tourisme.
  2. Développer et soutenir l’écotourisme autour d’activités touristiques locales et tournées vers la préservation ou la restauration de la nature et la pluriactivité (agritourisme).
  3. Soutenir le développement du vélotourisme, notamment via le développement des itinéraires et des offres associées.
  4. Soutenir financièrement la reprise de la formation professionnelle pour une conversion vers des activités d’écotourisme.
  5. Mettre en place des chèques écovacances bonifiés pour des activités écotouristiques.
  6. Développer une offre de loisirs, des programmes récréatifs et des colonies de vacances à vocation environnementale et solidaire pour soutenir la filière du tourisme durable et encourager l’accès à la nature pour tous.

© David MarcuUnsplash

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