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Fin des delphinariums : quel avenir pour les cétacés captifs ?

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Les dauphins et les orques sauvages ont de quoi sauter de plaisir. La nouvelle loi contre la maltraitance animale limite grandement le risque de finir leur vie dans un delphinarium. Mais les cétacés déjà captifs doivent-ils se réjouir ?

Le 29 septembre 2020, l’annonce tombe comme une grande nouvelle pour les défenseurs du bien-être animal. Barbara Pompili, fraîchement nommée ministre de la Transition écologique, affirme sa volonté de mettre fin aux delphinariums. Une ambition qui se traduit par la rédaction d’une proposition de loi pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale.

L’Assemblée nationale vote le texte le 29 janvier dernier. Dès 2027, les parcs français seront dans l’interdiction totale de détenir des cétacés sauvages, dauphins ou orques, en captivité. Et par extension, les spectacles et la reproduction de ces espèces seront prohibés. Mais la question du devenir des animaux captifs continue d’alimenter le débat.

Pas de remise en liberté systématique

Le 25 janvier 2021, le Parc Astérix notifie la fermeture de son delphinarium. À cette date, le parc d’attractions compte huit dauphins. Ces derniers doivent quitter les lieux dans le courant du premier trimestre 2021. Le hic : les cétacés ne seront pas réintroduits dans leur milieu naturel, mais transférés dans des delphinariums européens « reconnus par les instances scientifiques et gouvernementales ». La raison est simple : ces animaux ont vécu trop longtemps enfermés pour pouvoir rejoindre leurs compères sauvages.

On est donc en droit de se poser une question : la fin des delphinariums offre-t-elle un avenir meilleur aux mammifères marins jusqu’alors hébergés par les parcs animaliers ? Car si la décision protège effectivement les cétacés sauvages, qu’en est-il des individus qui ont vécu, voire sont nés, en captivité ? Et qui ne savent plus se défendre, ni chasser pour se nourrir…

Sanctuaire ou delphinarium, même combat ?

Comme les dauphins du Parc Astérix, les animaux des deux autres parcs dotés de delphinariums (Planète Sauvage et Marineland) ne seront pas tous libérés. Certains pourraient passer par des sites d’accueil temporaires, baptisés « refuges », dans l’optique de finir leurs jours en mer… Mais d’autres, dont l’état de santé ou le comportement sont jugés inadéquats, seront transférés dans des « sanctuaires », lieux d’accueil définitifs. Seuls ces refuges et sanctuaires seront donc autorisés à maintenir des cétacés captifs.

Certaines organisations de défense des animaux s’opposent déjà aux solutions apportées par le gouvernement. À l’instar de l’association C’est Assez, comme le rapporte la Fondation 30 Millions d’Amis : « Pour les dauphins, c’est une extrêmement mauvaise nouvelle. Transportés par camions, ils vont arriver dans des bassins inconnus, séparés de leurs compagnons d’infortune et de leurs soigneurs. Un énorme traumatisme ! », estime-t-elle.

Autre interrogation : la solution des delphinariums reconnus par les autorités européennes pourrait ne pas suffire, faute de place. Si c’est le cas, les dauphins ou les orques finiront-ils leur voyage dans des parcs à l’étranger qui n’appliqueraient pas une législation aussi stricte et favorable à leur bien-être ? Le combat pour l’avenir des cétacés captifs est loin d’être terminé.

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