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Société

Touché, coulé… La Chine en passe de gagner la bataille navale mondiale

Temps de lecture : 3 minutes

 

Navires d’assaut amphibies, lance-missiles, systèmes satellitaires de ciblage des navires… La croissance de la marine chinoise, dotée de la première flotte mondiale depuis fin 2020, semble montrer une volonté autre que la défense.

La nouvelle tombe fin 2020. C’est officiel, la Chine se trouve à la tête de la plus grande flotte de combat du globe, raflant la première place aux États-Unis. L’Armée populaire de libération (APL), force armée de Pékin, compterait 360 navires de guerre selon l’Office of Naval Intelligence. Contre 300 pour l’US Navy.

Cela étant, il n’y a vraiment pas de quoi être surpris. La volonté du président chinois Xi Jinping a toujours été claire. « Notre mission de construire une marine puissante n’a jamais été aussi urgente qu’aujourd’hui », déclarait-il en 2018. Et la montée en puissance du chantier naval a toujours eu pour ambition de pouvoir rivaliser avec les États-Unis… C’est désormais chose faite.

De nouveaux lance-missiles et navires d’assaut amphibies

A priori, l’armée chinoise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La flotte pourrait grimper à 400 bâtiments à l’horizon 2025.

En début d’année, l’APL a mis en service son deuxième destroyer de type 055, baptisé assez ironiquement Lhassa, en référence à la capitale du Tibet, région autonome de la République populaire de Chine (RPC). Avec ses 180 mètres de long, ses 22 mètres de large et ses 112 cellules de lancement, ce lance-missiles est l’un des plus puissants navires de guerre de la planète. La Chine aurait commandé huit bâtiments de ce type en tout, avec une mise en service globale d’ici 2023.

Et ce n’est pas fini ! La RPC renforce une autre partie de sa force de frappe maritime : les navires d’assaut amphibies. Utilisés pour mener une attaque depuis la mer sur la terre, ces bateaux ont pour objectif de déployer des soldats et leurs véhicules sur les côtes étrangères. La marine chinoise, qui possédait jusqu’alors des navires d’assaut amphibies de type 071, a commandé la construction d’unités de type 075 en 2018. Huit en tout. Celles-ci seraient capables d’embarquer 28 hélicoptères. L’une d’elles serait déjà en phase d’essais.

Un « groupe d’expédition » à destination inconnue

En attendant ce renfort, les forces amphibies ne sont toutefois pas au garage. Un « groupe expéditionnaire » aurait même engagé des exercices interarmées récemment, selon la CCTV, chaîne de télévision publique chinoise.

Au menu : un contre-torpilleur, un pétrolier ravitailleur, un navire amphibie, un navire-espion et une frégate. L’équipe aurait franchi l’Équateur le 25 février dernier, se dirigeant soit vers l’Océanie, soit vers le sud de l’océan Pacifique. La destination exacte reste inconnue…

En définitive, la question à se poser est simple : que compte donc faire Pékin de toute cette flotte ? Car les experts s’accordent, à ce stade, on ne peut plus parler d’une marine de défense côtière… D’autant que la Chine investit aussi dans des missiles antinavires et dans des systèmes satellitaires de ciblage des navires.

L’invasion de Taïwan en 2030 ?

D’après l’amiral américain en charge du Pacifique, la modernisation de l’armée chinoise aurait un but : conquérir de nouveaux territoires. Par la force. L’invasion de Taïwan serait particulièrement à craindre. Xi Jinping pourrait lancer une opération sur l’île d’ici 2030.

Le cas des îles Senkaku interroge également. Situés en mer de Chine orientale, ces huit îlots contrôlés par le Japon sont revendiqués par Pékin depuis 50 ans.

Cette volonté d’expansion est d’ailleurs symbolisée par l’initiative de la « Nouvelle route de la soie », présentée par le gouvernement chinois en 2013. Ce projet de route maritime reliant la Chine à la Méditerranée et à l’Afrique de l’Est se caractérise notamment par une politique de construction d’infrastructures maritimes.

Une série de ports, officiellement commerciaux, a ainsi été installée dans l’océan Indien. Ils pourraient toutefois jouer un autre rôle selon le New York Times, qui affirme qu’ils ont une valeur militaire certaine et pourraient permettre « à la marine chinoise à croissance rapide d’étendre sa portée. »

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