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Société

La France insoumise lance une campagne nationale pour défendre l’eau

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En parallèle de la commission d’enquête parlementaire sur la mainmise sur l’eau des multinationales, la France insoumise (LFI) lance une votation citoyenne sur la question de l’eau.

Le 3 février dernier, une commission d’enquête parlementaire est lancée par la France Insoumise, sous la présidence de Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne. L’idée : dénoncer la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences. Et montrer que l’eau ne devrait pas appartenir à des multinationales, mais être un bien commun régi par le domaine public. Jeudi 25 mars, plusieurs auditions doivent déterminer ce qu’il en est. Le rachat de Suez par Veolia fera l’objet d’une attention particulière au vu de l’enjeu majeur qu’il représente pour l’avenir de l’eau en France.

Une autre initiative en ce sens voit d’ailleurs le jour, en parallèle de cette commission. Le parti politique de Jean-Luc Mélenchon lance aujourd’hui une votation citoyenne : «L’eau est à nous !».

Une initiative collective

La campagne s’étale jusqu’au 14 avril 2021. Et ce en partenariat avec des associations et partis militant pour la cause : le CNL, le collectif Eau 88, Eau bien commun, Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Réseau Homme & Na-ture et Nouvelle Donne. Elle s’inscrit dans la continuité directe du projet de loi visant à faire de l’eau un droit inaliénable initié par le groupe LFI à l’Assemblée nationale.

Des stands doivent ainsi être mis en place dans les lieux publics des villes souhaitant participer à la votation. Il est également possible de voter en ligne. L’objectif : inscrire le droit à l’eau et à l’assainissement dans la Constitution française. Pour ainsi faire de l’eau un bien commun.

Pour une gestion citoyenne de l’eau

Le collectif prône une gestion publique de l’eau, et une transition écologique qui mettrait fin à la surconsommation d’eau.  Selon les organisateurs, les consommateurs pourraient espérer une diminution des factures d’eau de 25 % si l’eau était en régie publique.

Également au programme : la mise en place d’une agriculture plus responsable et moins gourmande en eau, la gratuité des compteurs et des mètres carrés vitaux, ainsi que l’installation de fontaines d’eau potable, de douches et de toilettes publiques en ville.

En définitive, le parti et ses partenaires accusent les multinationales de s’approprier l’eau pour la revendre à des prix élevés, et même de spéculer sur sa valeur. Une situation jugée problématique face aux menaces de pénurie d’eau potable qui pèsent sur la planète.

 

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