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Société

Un test de résistance climatique pour aider la finance à garder la tête hors de l’eau

Temps de lecture : 2 minutes

 

Saviez-vous que le secteur financier peut lui aussi subir les effets du dérèglement climatique… et qu’il existe un test de résistance climatique spécialement pour l’économie ?

Si les chocs climatiques sont moins soudains que les chocs financiers observés lors des précédentes crises économiques, l’économie mondiale peut être tout autant perturbée par le changement climatique.

Persuadée de cela, la Banque centrale européenne (BCE) a donc étayé sa boîte à outils avec l’arrivée du test de résistance climatique. Un petit nouveau européen. Le premier de son espèce.

Risque physique et risque de transition, quésaco ?

Avant de dresser un portrait-robot de ce test et de ses conclusions, une question : comment le dérèglement du climat affecte-t-il l’économie ? Deux réponses.

  • Le risque physique. Il est finalement plutôt évident : le changement climatique entraîne une explosion des catastrophes naturelles. Et des entreprises paieront forcément les pots cassés à un moment. Par exemple, une société installée près d’une rivière ou en bord de mer pourrait subir des dommages matériels de taille en cas d’inondations. Et celles-ci sont de plus en plus fréquentes, notamment dans le nord et le centre de l’Europe.
  • Le risque de transition. Ici, il s’agit des conséquences des politiques adoptées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les industries très consommatrices de carbone pourraient avoir du mal à négocier le virage vert.

Ces deux risques pourraient ainsi peser sur les entreprises. Mais aussi, en cascade, sur les banques et autres institutions financières, par le biais des prêts accordés aux sociétés, entre autres.

Les entreprises et les banques à l’épreuve de 3 scénarios

Le rôle du test de résistance de la BCE est donc d’évaluer ces risques sur les 30 prochaines années. Sa mission : soumettre les compagnies et les banques à l’épreuve de différents scénarios climatiques. Qui sont d’ailleurs élaborés à partir des données du NGFS ou Network for Greening the Financial System (littéralement « Réseau pour l’écologisation du système financier »), réseau réunissant les banques centrales autour de la gestion des risques environnementaux dans le secteur financier.

Pour mener son analyse, le nouvel outil retient trois cas de figure :

  • Le scénario de « transition ordonnée ». Il considère que des politiques climatiques efficaces sont mises en place de manière opportune, et assez rapidement pour limiter le réchauffement climatique.
  • Le scénario de « transition désordonnée ». Il table sur une mise en œuvre des politiques climatiques trop tardive, donc brutale.
  • Le scénario « hot house world ». C’est le « worst-case scenario », comprenez le pire cas de figure : aucune nouvelle politique climatique. On le traduirait littéralement par « monde de la maison chaude »…

La meilleure solution : agir vite

Le test de la BCE a fourni des résultats préliminaires. Sans surprise, en l’absence de nouvelles politiques climatiques, les coûts pour les entreprises seront considérables. Le scénario « hot house world » doit donc être banni.

Et assez logiquement, c’est le scénario de la « transition ordonnée » qui donne les meilleurs résultats tant pour la planète que pour le monde financier. La meilleure solution est d’agir vite. Pour faire simple, plus les politiques vertes sont adoptées rapidement, moins l’addition sera salée. La transition écologique aura un coût indéniable pour les entreprises, mais il sera compensé par une diminution certaine des risques physiques… Rendez-vous en milieu d’année pour les résultats complets !

 

© Beboy – Adobe Stock

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