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Santé

Algues marines et nutrition

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Dominique Hoareau, médecin et ancien consultant spécialisé dans le secteur de la thalassothérapie, a donné, le 28 mars dernier, une visioconférence sur la thématique des algues et leurs apports nutritifs. Inscrite dans un processus d’innovation sur les habitudes alimentaires et dans un cycle sur la recherche d’aliments, cette allocution, intitulée Algues marines et nutrition, intervient dans le cadre d’élaboration de nouveaux régimes alimentaires. Dans une courte introduction, le Dr Hoareau présente l’algue d’un point de vue scientifique avec son lot d’interrogations permanentes sur la question de sa classification. Pour éviter la problématique, ce dernier s’en tient, dans son exposé, à une donnée validée par l’ensemble de la communauté des experts, selon laquelle il existe deux grandes familles distinctes : les macro-algues et les micro-algues. Si, jusqu’à présent, les océans étaient les seuls fournisseurs d’algues, de nombreuses industries se sont aujourd’hui spécialisées dans leur commercialisation. Les principaux pays producteurs sont la Chine, le Japon et les Philippines. Pour ce qui est de la France, la région Bretagne fait office de leader. Cet intérêt asiatique pour cet organisme s’explique par l’utilisation régulière qui en est faite dans l’alimentation dans cette partie du monde. En Occident, si les algues y sont tout autant prolifiques, celles-ci restent, rappelle le Dr Hoareau, très peu exploitées. Seules vingt-trois algues, principalement des macro-algues consommées sous forme de complément nutritionnel (poudre ou comprimé) et d’aliment, sont actuellement autorisées par la loi française. Les algues bénéficient d’un très grand pouvoir nutritionnel. Leur concentration en minéraux : calcium, magnésium, potassium, chlore, soufre et phosphore mais aussi en oligo-éléments : iode, fer, zinc, cuivre, sélénium, molybdène, etc., représente, d’après le Dr Hoareau, un véritable allié dans la recherche d’un équilibre alimentaire et biochimique. Il illustre sa pensée en s’appuyant notamment sur les fortes teneurs des algues en iode, vitamines et polyphénols. À propos de l’iode, le médecin explique que leur importante contenance, qui se chiffre à près de 36 % de la matière sèche, permettrait d’éradiquer toute carence dont souffre plus d’un milliard et demi d’individus dans le monde. Il rappelle que poissons et autres crustacés contiennent de 0,3 à 3 mg/kg d’iode tandis que l’algue brune, de 0,5 à 8g/kg. Une plus grande consommation d’algues, selon lui, éviterait donc à l’organisme humain d’être anémié en iode et d’en subir les conséquences : retards de croissance, pertes de QI et problèmes de thyroïde. Concernant les vitamines, le Dr Hoareau nomme les A, B, C et E dont la présence concède à l’iode d’être transformé pour être utilisé comme complément ou substitut d’aliments tels que la viande ou encore les légumes. Enfin, des polyphénols végétaux sont naturellement contenus dans les algues, des composés phénoliques qui permettent de prévenir des maladies cardiovasculaires ou certains cancers.

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