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Santé

MICI : coût de la perte de productivité

Temps de lecture : 2 minutes

Une étude a quantifié l’impact des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin dans le milieu professionnel, et ce, en mesurant la perte de productivité des malades.

Présentation. Évoquée lors du congrès de l’UEG (fédération européenne de gastro-entérologie), à Barcelone, fin octobre 2019, une étude s’est intéressée au coût de la perte de productivité chez les patients atteints de MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin). Des travaux menés par[ihc-hide-content ihc_mb_type= »block » ihc_mb_who= »unreg » ihc_mb_template= »3″ ]

les chercheurs de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), sous la houlette du Dr Sara Van Gennep.

Les auteurs soulignent que si de nombreuses publications se sont concentrées sur l’absentéisme résultant de ces pathologies, aucune n’a analysé en détail l’impact économique du présentéisme de ces individus. Ainsi, cette étude a pour ambition de déterminer les indicateurs de perte de productivité et d’estimer son coût indirect.

Méthodologie. L’équipe néerlandaise a constitué son panel autour de sujets souffrant de la maladie de Crohn et de colites ulcéreuses suivis dans quatre hôpitaux, entre mai et août 2017. Au total, plus de 500 personnes ont été incluses.

Parallèlement, différents outils de mesure ont été exploités. À l’instar du Questionnaire sur la productivité au travail et la limitation des activités. Mais aussi du score de Harvey-Bradshaw et du Simple Clinical Colitis Activity Index pour quantifier les manifestations de la maladie.

Par ailleurs, trois marqueurs ont été définis. L’absentéisme sévère représente une perte de plus de 50 % du temps de travail. Le présentéisme, une présence au travail, mais une chute de la productivité supérieure à 50 %. Et enfin, la perte de productivité globale, une incapacité de travail supérieure à 50 %,
qui combine absentéisme et présentéisme. Le tout, dans la semaine précédant l’enquête.

Résultats. Au total, 7 % des patients ont enregistré un absentéisme sévère, 16 % font état de présentéisme et 22 % d’une perte de productivité globale.
Parallèlement, le coût moyen annuel par individu a été établi en fonction des traitements. Ainsi, le coût est nul pour les sujets sous mésalamine, traitement associé à un faible risque de perte de productivité. En revanche, il passe à 1 143 € pour ceux sous immunomodulateurs. Et monte jusqu’à 10 350 € pour les personnes sous ustekinumab. De plus, ce montant atteint 13 338 € en cas d’activité de la maladie et dépasse 14 000 € lorsque des lésions périanales sont observées.

Conclusion. Les auteurs considèrent donc que l’activité de la maladie et la présence de lésions périanales sont des facteurs de risques majeurs de perte de la productivité globale des travailleurs.

Ils notent également que le coût indirect de la pathologie le plus important est celui des patients sous ustekinumab. Enfin, ils remarquent qu’une part conséquente du coût indirect résulte du
présentéisme.

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© Freepik

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