20 juillet 2020
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Santé

Limiter les risques de transmission du COVID-19 en piscine collective

Modifié le Temps de lecture : 2 minutes

Désinfection, application stricte des normes d’hygiène, exclusion des personnes symptomatiques… sont au coeur du dispositif prôné par la Société française d’hygiène hospitalière pour tenir le coronavirus éloigné des bassins.  

Saisie par la Direction générale de la santé, la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) a analysé le risque de transmission hydrique du SARS-CoV-2 dans l’eau des piscines publiques et leur environnement, puis a rendu un avis le 9 mars 2020.

Les virus en eaux de baignade

Bien qu’aucune étude concernant la survie du coronavirus dans l’eau de piscine ne soit actuellement disponible, la société savante rappelle que ces environnements sont, de manière générale, peu propices aux virus enveloppés, tels que la grippe, le VIH ou les virus de la famille du coronavirus, tandis que les virus dits « nus » peuvent survivre plusieurs jours dans l’eau, même lorsqu’elle est traitée. La majorité des épidémies constatées dans les piscines sont le fait de virus entériques

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La SF2H précise également que la multiplication des virus est impossible dans l’environnement. Dans une piscine, leur présence ne résulte donc que d’une contamination directe par les baigneurs (salive, mucus, vomissures ou rejets fécaux). Dans ce cas, la transmission intervient principalement par ingestion, en « buvant la tasse », mais peut également être réalisée via les muqueuses oculaires ou une peau lésée.  

Suivre scrupuleusement les normes sanitaires et hygiéniques

Pour éviter le risque de transmission hydrique du COVID-19 dans les espaces d’une piscine collective, plusieurs recommandations sont ainsi formulées. 

Le respect du code de la santé publique destiné à contrôler les dangers microbiologiques dans les piscines publiques est essentiel. L’eau doit être filtrée et traitée au moyen d’un désinfectant adapté pour répondre aux normes physiques, chimiques et microbiologiques. La fréquentation maximale instantanée ne dépassera pas trois personnes pour 2 m² de plan d’eau en plein air et une personne par mètre carré de plan d’eau couvert.

Il faut également que les comportements hygiéniques individuels des baigneurs soient exemplaires. Les exploitants veilleront ainsi à ce que ces derniers suivent les règles relatives à l’usage de bonnet, de douches ou de pédiluves. Toute personne présentant des signes respiratoires ou digestifs verra son accès limité. Il convient enfin de rappeler et d’inviter, en dehors des bassins, au respect des gestes barrières.

© David Mark – Pixabay

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