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Contre la pollution de l’eau, une solution : l’innovation !

Temps de lecture : 2 minutes

 

Des solutions novatrices, marines, biologiques ou encore technologiques, sont mises en place pour sauver l’or bleu de notre planète : l’eau.

La lutte contre la pollution de l’eau est au cœur des préoccupations mondiales. Comment assurer aux 7,5 milliards de Terriens (10 milliards d’ici 2050) des océans plus propres et l’accès à l’eau potable ? Voici quelques-unes des innovations qui pourraient préserver cette ressource vitale pour l’humanité.

Un bateau pour nettoyer les océans

Commençons par l’étendue d’eau la plus grande du monde et aussi la plus touchée par la pollution : l’océan. Souvenez-vous, nous avions rencontré le Manta, un catamaran nettoyeur qui se préparait pour sa grande croisade de 2024. Ce bateau-usine, autonome à plus de 75 %, qui collecte et traite les déchets présents dans les océans, sillonnera bientôt les mers. Dix mille tonnes de plastique devraient ainsi tomber dans ses filets chaque année. La version définitive du bateau, imaginée par l’association The SeaCleaners du navigateur Yvan Bourgnon, a d’ailleurs été présentée fin janvier.

Le Manta explorera les eaux polluées en toute autonomie. Grâce aux 1500 m² de voiles installées sur des gréements automatisés et à ses moteurs à propulsion électrique. Deux éoliennes, des hydro-générateurs et des panneaux solaires permettront de produire l’électricité nécessaire. De plus, les déchets récoltés seront transformés en énergie pour alimenter toute cette installation. Il servira également de laboratoire scientifique pour l’analyse de la pollution plastique des océans et de plateforme éducative ouverte au grand public.

Ce géant des mers commencera son périple par les étendues d’eau les plus polluées du globe, comme les fleuves d’Asie du Sud-Est ou d’Indonésie.

Des microalgues pour décontaminer les eaux industrielles

Passons des océans aux continents. Et si les effluents industriels étaient décontaminés ? C’est désormais possible grâce à des microalgues qui réduisent la concentration d’azote dans l’eau de 98 % en seulement 24 heures ! Et ça tombe bien, car les effluents issus de l’industrie sont fortement chargés en azote et en phosphore.

C’est par la bioremédiation, étudiée par l’entreprise Egis en Loire-Atlantique, que cette végétation microscopique s’active pour éliminer (presque) entièrement les résidus nocifs pour la santé. Comment ça se passe ? C’est avec l’azote et le dioxyde de carbone rejetés dans les effluents que les microalgues font leur déjeuner. Elles produisent alors, par photosynthèse, une biomasse valorisable riche en acides aminés et protéines. Cette nouvelle ressource pourrait notamment servir pour l’alimentation animale ou la chimie verte.

Un outil pour surveiller la qualité de l’eau en 90 minutes

La lutte contre la pollution de l’eau se joue également à l’échelle locale pour préserver la santé publique. Et ici la devise est : « mieux vaut prévenir que guérir ».

Quatre-vingt-dix minutes ! C’est le temps qu’il faudra pour anticiper les risques de pollution hydrique. Un kit de prélèvement nouvelle génération utilisable dans tous les milieux aquatiques a été conçu pour détecter une éventuelle contamination par des bactéries ou microalgues. Cet outil permettra par exemple de repérer la présence de salmonelles dans une exploitation d’aquaculture et d’empêcher ainsi un potentiel risque sanitaire.

La start-up Microbia, à l’origine de cette innovation, propose également un accompagnement personnalisé pour alerter sur l’arrivée de microalgues toxiques et prédire la fin de la contamination.

Autant de solutions qui semblent indiquer l’émergence d’une conscience collective sur l’importance d’une eau saine pour notre planète… et ses habitants.

 

© Adobe Stock

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