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Société

Alertes sur la gestion de l’eau potable

Un article pour deux alertes importantes. La première commence à être connue. C’est bien moins le cas de la deuxième qui est plus discrète, voire invisible.

  • Il semble qu’il y ait plus de 20 % de fuites d’eau potable sur le réseau français. Toute cette eau potable s’échappe pour des raisons diverses (mauvais états des canalisations entre autres).
  • Les disparités de méthodes de gestion de l’eau potable. Peut-on dire, par exemple, que l’extrême inégalité des « fuites » et des tarifs de l’eau en France provient de gestions différentes entre collectivités et sociétés privées ?

Alertes du réseau : plus d’un milliard de m3 d’eau potable perdue chaque année

C’est l’équivalent de la consommation de 18,5 millions d’habitants.

Or, l’alimentation en eau potable en France puise environ 17 % des ressources en eau douce. Formulé autrement, une gestion différente de l’eau douce est capable de régénérer des sources que les dernières décennies ont vu tarir. D’autres approches existent basées sur une vraie conscience du cycle de l’eau.

L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement (OFB) publie un rapport annuel. Celui de 2022 est plein d’enseignements… pour ceux qui veulent découvrir l’envers du décor.

alertes gestion eau potable

Même sur les 875 000 kilomètres de canalisations de la métropole, en perdre 20 % est énorme. D’autant plus que ce chiffre a tendance à augmenter. Car les causes de ces fuites d’eau sont multiples.

Êtes-vous dans une zone de « fuites » d’eau potable ?

Déjà l’âge des canalisations est très variable selon les territoires.

Par exemple, pour les 36 départements dépendants de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, qui s’étend de l’Auvergne à la pointe bretonne, les réseaux sont sensiblement plus jeunes que ceux de la façade Est de la France.

Lire aussi :  Danger invisible des microplastiques en eau douce

Des causes visibles ou non

Bien entendu, on pense au vieillissement des canalisations. Celui-ci est souvent associé à l’usure des joints d’étanchéité.

En effet, la corrosion est due à la qualité de l’eau en elle-même (plus ou moins calcaire), mais aussi aux traitements qu’elle a subis (chlore et autres). Sans oublier les produits chimiques que l’eau potable transporte (les molécules endocriniennes, notamment ceux des médicaments).

Il y a enfin aussi le facteur des mouvements de sols dus à l’urbanisme, à une agriculture intensive et/ou à la nature elle-même.

🔔 Bonus :  on vous laisse découvrir comment un transport différent de l’eau potable (par tourbillon) est non seulement possible, mais souhaitable à tous les niveaux de la gestion de l’eau.

La délégation de gestion d’eau potable en question

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Deux modes de gestion de l’eau (potable ou non) sont possibles : la régie (interne à la commune) et la délégation (loi NOTRe). Dans ce second cas, la collectivité reste légalement responsable du service, mais tout ou partie de sa gestion est confiée à un intervenant extérieur (public ou privé).

Pour la gestion de l’eau potable, 57,6 % des usagers relèvent donc actuellement de services dits « en délégation » (en bleu clair sur le schéma). Par contre, c’est seulement 40 % en assainissement collectif et 9 % en assainissement non collectif.

Tarif de l’eau potable : disparités majeures aux sources multiples

Son prix moyen sur ses deux composantes (eau potable et assainissement collectif) présentent une forte variabilité territoriale : 80 % de la population bénéficie d’un prix de l’eau potable compris entre 1,60 €/m3 et 2,72 €/m3

Lire aussi :  Dynamisation de l’eau ou la science du vortex

Les collectivités de taille intermédiaire (entre 1 000 et 50 000 habitants) sont celles qui affichent en moyenne le tarif le plus élevé, tous services confondus (entre 4,25 et 4,66 €/m3).

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Comme l’explique lui-même ce rapport Sispea :

« De très nombreux facteurs liés au contexte local (complexité technique du service, provenance des eaux, sensibilité du milieu récepteur, dispersion de l’habitat, pression touristique, etc.), mais aussi à des choix politiques en matière d’investissements, de gestion et de qualité de service, contribuent à expliquer l’ensemble des écarts de prix décrits ci-dessus. »

Et si vous testiez d’autres sources d’eau potable ?

Suggestions d’Aquae : une idée alternative serait de boire parfois une eau potable thermale. N’hésitez-pas à nous donner votre avis…

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