6 juillet 2020
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COVID-19 : la chloroquine, un antipaludique pour traiter le virus

Modifié le Temps de lecture : 2 minutes

Un essai clinique met en avant l’efficacité, pour lutter contre le coronavirus COVID-19, de la chloroquine, un médicament antipaludique dont l’exportation est d’ores et déjà interdite au cas où ces résultats seraient confirmés par une seconde étude.

Présentation

 Le Pr Didier Raoult, de l’IHU – Méditerranée Infection de Marseille, a présenté le 16 mars dernier les premiers résultats d’un essai clinique visant à évaluer l’efficacité de traitements sur les charges virales respiratoires de patients infectés par le SARS-CoV 2. En particulier, ses équipes se sont intéressées à la chloroquine, un antipaludique qui s’est avéré efficaces chez des patients chinois atteints du coronavirus COVID-19.  

Méthodologie

 L’expérimentation a inclus 36 patients de 45 ans en moyenne dont l’infection au coronavirus COVID-19 a été confirmée. 16 % d’entre eux étaient asymptomatiques.

Deux groupes ont ainsi été formés. 20 individus ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine, combinée à un antibiotique, l’azithromycine, en fonction de la situation pour éviter la surinfection bactérienne. Les 16 autres ont constitué le groupe témoin.

Résultats

 Pour les 20 cas traités à l’hydroxychloroquine, une réduction significative de la charge virale a été observée 6 jours après l’inclusion. Des différences entre les deux groupes sont d’ailleurs apparues dès le 3e jour de traitement.

En outre, la combinaison de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine s’est révélée nettement plus efficace pour éliminer le virus.

Conclusion

Les auteurs concluent que, malgré la petite taille de l’échantillon, l’hydroxychloroquine est efficace pour lutter contre le coronavirus COVID-19 en 3 à 6 jours pour la plupart des cas. De plus, son effet se montre supérieur lorsque l’antipaludique est associé à l’azithromycine.

Ainsi, ils recommandent l’utilisation de ces traitements pour limiter la propagation du virus. Ils préconisent aussi des travaux supplémentaires pour étudier l’impact de ces composés dans la prévention de la transmission du virus, notamment pour les professionnels de santé.

Il est à noter qu’à la suite des ces résultats, une étude multicentrique a été enclenchée, sur demande du ministre des Solidarités et de la Santé, dans des hôpitaux parisiens ou encore à Lille. Au cas où cette nouvelle expérimentation confirmerait l’efficacité des traitements, l’exportation de ces médicaments a d’ailleurs été interdite par anticipation il y a 2 semaines, comme l’a précisé Olivier Véran devant le Sénat.

L’étude, en anglais, à consulter ici.

 

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