11 juillet 2020
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Covid-19 : l’intérêt de la balnéothérapie pour les affections respiratoires

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Pour prendre en charge les maladies chroniques respiratoires, facteurs de risque majeur des formes graves du COVID-19 ou pour accompagner les patients en rémission, les apports du thermalisme sont valorisés dans une revue de la littérature réalisée par l’European spas association.

Tandis que la crise sanitaire a mis au jour des vulnérabilités spécifiques face au COVID-19 pour les individus présentant certaines affections chroniques, l’ESPA (European spas association) a publié, en mai dernier, une revue systématique de la littérature sur les bénéfices de la balnéothérapie. Plusieurs groupes à risque sont ainsi mis en avant dans trois articles, à l’instar des personnes souffrant de problèmes respiratoires

Pour mener cette étude, la secrétaire générale de l’ESPA, Csilla Mezősi, s’est appuyée sur la littérature existante, mais aussi sur l’intervention de différents médecins officiant dans des stations thermales. Pour l’article consacré aux pathologies respiratoires, le Dr Jana Mahdalíková, médecin en chef à Luhačovice (République tchèque), a d’ailleurs apporté son expertise. 

Prévenir les maladies chroniques et accompagner les patients après une atteinte au COVID-19 

Pour commencer, les auteurs expliquent que la présence d’affections provoquant un essoufflement, une respiration sifflante ou des problèmes pulmonaires augmente la probabilité de développer une forme grave d’infection au COVID-19. Ce que confirme une analyse réalisée par une équipe de l’University College London (Royaume-Uni), publiée en mai 2020. Ces travaux ont notamment permis de montrer que les patients subissant un essoufflement avaient 3,7 fois plus de risques de connaître une forme aiguë et étaient 6,6 fois plus susceptibles d’avoir besoin de soins intensifs. Pour les personnes atteintes de BPCO, la possibilité d’être admis en soins intensifs est 17,8 fois plus importante.

L’association représentant les villes thermales européennes insiste donc sur l’intérêt, double, des cures pour les affections respiratoires. D’une part, pour prévenir et limiter les symptômes chez les malades chroniques. D’autre part, pour prendre en charge les patients en rémission qui ont été atteints par le coronavirus.

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Ces séjours thermaux sont généralement proposés dans des stations de bord de mer et de haute montagne en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Bulgarie, en Roumanie ou encore dans les pays baltes, dans lesquelles les praticiens se fondent sur les connaissances en matière d’hygiène de l’air et de bioclimatologie pour adapter leurs stratégies thérapeutiques.

En outre, différents types de soins à base d’eau thermale sont prodigués : la cure de boisson, les inhalations, les gargarismes et, enfin, les bains nasaux. Des traitements qui s’accompagnent de séances de rééducation respiratoire, de massages, etc. Plusieurs objectifs sont ainsi ciblés : restitution de la muqueuse des voies respiratoires, atténuation des manifestations inflammatoires, élimination des dysfonctionnements musculaires dans la région thoracique, amélioration des paramètres respiratoires et de la condition physique, etc. 

Des actions curatives mises en exergue dans le cadre d’une étude effectuée dans la station bulgare de Sandanski, située à 1 200 m d’altitude. Les travaux ont révélé une baisse des crises d’asthme et des exacerbations chez les malades chroniques. Des effets positifs ont également été confirmés concernant la rééducation des systèmes pulmonaire et cardio-vasculaire : une stabilisation du rythme cardiaque et de la pression artérielle a ainsi été observée. Enfin, une amélioration des paramètres fonctionnels des poumons a été mise en avant.

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