11 juillet 2020
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E-santé Santé

La Poste investit dans la télésurveillance des pathologies chroniques

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Le groupe entend participer à la montée en puissance de Newcard, qui propose des solutions de suivi au domicile de l’insuffisance cardiaque et des individus greffés rénaux, et cible d’autres maladies chroniques.

Consolidant sa présence dans le domaine de la santé, La Poste a fait son entrée au capital de Newcard, startup spécialisée dans la télésurveillance des affections chroniques, à hauteur de 27 %, le 15 juin dernier. Le groupe devient actionnaire minoritaire aux côtés des fondateurs de la jeune pousse et du startup studio Sparkling Partners.

Cette opération vise à soutenir le déploiement des solutions développées par Newcard. Pour l’instant, deux dispositifs ont été conçus : « 1 minute pour mon cœur » se présente comme une télésurveillance de l’insuffisance cardiaque, tandis que « 1 minute pour mes reins » vise à suivre les patients greffés rénaux. D’ailleurs, la startup affiche l’ambition de mettre au point des systèmes similaires pour d’autres pathologies chroniques, comme l’insuffisance respiratoire, le diabète ou encore les troubles neurologiques.

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Détecter les signes d’une décompensation cardiaque

Intégrées au programme d’expérimentation ETAPES, conduit par le ministère de la Santé, les deux solutions existantes bénéficient d’une prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie. 

En pratique, « 1 minute pour mon cœur » doit faire l’objet d’une prescription pour 6 mois par un cardiologue. Le patient reçoit alors un kit, contenant une balance et un tensiomètre connectés à une tablette. Par la suite, l’utilisateur est tenu d’effectuer une mesure quotidienne de son poids, sa tension artérielle et sa fréquence cardiaque, en plus d’estimer son niveau d’essoufflement. Des données transmises aux professionnels de santé et consultables depuis une plateforme dédiée. Celles-ci sont analysées en permanence par un algorithme qui alerte le cardiologue en cas de signes de décompensation cardiaque. En parallèle de ce suivi à distance, trois séances d’accompagnement thérapeutique sont proposées au patient. 

Repérer les variations cliniques ou biologiques des transplantés rénaux

La deuxième solution, « 1 minute pour mes reins », fonctionne pratiquement sur le même principe. Recommandée par un néphrologue, pour 6 mois, elle a pour objectif de mieux suivre les patients transplantés depuis plus de 6 mois en repérant les potentielles variations cliniques ou biologiques (crise de rejet, insuffisance rénale aiguë, etc.). Pour ce faire, le kit se compose des mêmes éléments, permettant de transmettre, chaque jour, poids, tension et fréquence cardiaque. Seule différence, les usagers doivent aussi communiquer les résultats de leurs analyses biologiques. Toutes ces informations sont regroupées au sein d’une synthèse téléchargeable par les praticiens. En outre, si l’algorithme détecte une anomalie, il prévient le néphrologue.

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